À propos

À PROPOS

Son parcours international, la découverte d’espaces architecturaux inhabituels, une programmation innovante, la multiplicité des regards liés aux questionnements de la Nature/Culture et surtout la convergence entre musique, cirque, théâtre, danse, mode, art culinaire et arts visuels font d’ARTONOV un outil innovateur, dynamique et optimiste.

Le projet

Le Festival ARTONOV s’inspire du mouvement international de l’Art Nouveau, tant pour sa philosophie que pour sa mise en pratique, mais aussi de l’art sensoriel et pluridisciplinaire japonais. Son objectif est de générer une convergence entre les arts vivants, tels que la musique, la danse, le théâtre, la mode et les arts visuels, en encourageant l’interdisciplinarité et la création dans des lieux Art Nouveau, Art Déco et d’architecture remarquable de Bruxelles. 

Le Festival présente une dizaine de spectacles artistiques originaux et innovants où jeunes et professionnels sont mis en avant. Il souhaite offrir aux artistes, et prioritairement aux artistes émergents, la possibilité de développer leurs projets artistiques dans un esprit de collaboration entre générations, nationalités et disciplines artistiques.

@Dyod

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La philosophie de l’Art Nouveau et ses lieux, point de départ du Festival, nous conduisent vers une recherche approfondie sur les espaces d’autres époques en gardant un fil conducteur : réveiller les sens dans un geste artistique commun entre performance et architecture.

La particularité du Festival repose sur des créations multidisciplinaires uniques crées à partir des lieux. Il fait revivre les lieux autrement et magnifie l’ordinaire en donnant un autre regard sur la ville. Il permet la redécouverte du patrimoine à travers une expérience différente. L’architecture devient donc une partie du « rituel » de la performance et un aspect indispensable, bien trop souvent mis de côté.

Le Festival ARTONOV suggère de sortir des sentiers battus non seulement en offrant une programmation transversale, fruit de la convergence entre la musique et les autres formes d’expression artistique, mais aussi en utilisant les techniques actuelles pour parler du traditionnel et surtout en délocalisant ses représentations des lieux traditionnels d’écoute.

Le Festival ARTONOV a pour ambition de renouer avec un Art total, dans le sens où l’entendait Henry van de Velde : unifier les arts de la musique et les arts visuels, l’architecture, la danse, le design, le théâtre et la vidéo pour offrir à nos jeunes européens un espace de travail favorable à leur créativité, à leur curiosité et à leur émancipation professionnelle.

@dyod

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Éditorial — 12ème Édition

« We do not work alone. » 

Ces mots, empruntés au célèbre céramiste japonais Kanjiro Kawai, figure de proue du mouvement Mingei, donnent leur titre à la 12ème édition du Festival ARTONOV. Ils expriment une conviction profonde : la création n’émerge jamais de l’isolement. Elle jaillit d’un réseau vivant de transmissions, de mémoires, de gestes partagés et de présences invisibles. Chaque acte artistique est façonné par ce qui nous précède — par des êtres, des matières, des lieux et des traditions qui continuent de résonner dans notre présent.

En 2026, alors que la Belgique et le Japon célèbrent le 160ème anniversaire de leurs relations culturelles diplomatiques, ARTONOV invite les artistes des deux pays à explorer de nouveaux dialogues entre héritage et création contemporaine. Cette édition examine comment les formes anciennes, les rituels et les mémoires collectives peuvent encore générer des expériences transformatrices aujourd’hui. Installé cette année dans le quartier Sainte-Catherine à Bruxelles, le Lab ARTONOV redevient ainsi l’épicentre de l’expérimentation, un espace ouvert aux rencontres, à la musique de chambre, aux conversations et à l’imagination collective.

Au cœur de ce cadre pluridisciplinaire du Lab ARTONOV se déploie, tout au long du festival, une exposition permanente intitulée Les Dieux de la Maison. Présentées pour la première fois hors du Japon, ces sculptures ont été conçues comme des présences protectrices du quotidien. À leurs côtés, les textiles précieux portent les traces du soin, incarnant un rapport à la matière ancré dans la transmission, auquel répondent subtilement les œuvres de l’artiste belgo-japonaise Michiko Van De Velde et de jeunes plasticiens belges. 

La virtuosité d’ensembles belges de renommée internationale, à l’image du Ricercar Consort et de l’ensemble Sturm und Klang, démontre ici toute la force, l’exigence et la qualité de notre scène musicale nationale, capable de s’approprier les répertoires exigeants et de dialoguer au plus haut niveau avec les traditions du monde. 

Ce fil tendu avec le Japon se déploie également à travers plusieurs projets exceptionnels, comme la compagnie de danse butō Dairakudakan qui revient avec ASURA, une création de Naomi Muku inspirée par la figure bouddhique de la transformation, ou le projet immersif Otono Miidera, qui réunira des musiciens et les moines du temple Mii-dera autour de chants rituels d’une intensité spirituelle rare, mêlant poésie, encens et projections visuelles.

Le festival fait aussi la part belle aux artistes qui bousculent nos sens et nos certitudes. Le public découvrira Transe, une création pluridisciplinaire de la chorégraphe Isabella Soupart explorant les relations entre le corps, le son et les états perceptifs, ainsi qu’Hybridation, une performance intense d'Olivier de Sagazan présentée pour la première fois à Bruxelles en dialogue avec de la musique live, transformant le corps en sculpture vivante. Erwan Keravec proposera quant à lui une performance hypnotique pour huit cornemuses explorant la musique minimale de Philip Glass, en collaboration visuelle avec l’allemand Dominic Kießling.

Fidèle à ses origines, ARTONOV fait résonner ces disciplines au cœur du patrimoine architectural Art Nouveau et historique de Bruxelles. Enfin, la transmission reste notre point cardinal, s’affirmant de l’engagement auprès de la relève via l’Académie ARTONOV jusqu’à la création du danseur et chorégraphe Harold George inspirée de Haydn, pour aboutir à Forêt Paisible, une performance baroque et sensorielle dédiée aux tout-petits.

Dans un monde marqué par la fragmentation et l’accélération, cette édition nous rappelle que la beauté ne se construit jamais seule. Elle éclôt dans la relation — entre les êtres, les histoires, les matières et les imaginaires partagés.

Vicenzo Casale Directeur artistique